Owner: Agrarian Mood URL:http://garamud.blogspot.com Join Date: Fri, 22 Feb 2008 12:49:07 -0600 Rating:0 Site Description: "Progress would be wonderful, if only it would stop"
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Amours félines 2007-11-15 11:53:01 If you hold a cat by the tail you learn things you cannot learn any other way. Mark twain -De ma vie de pute, je n’ai vue de femelle aussi catin, aussi dépravée que toi ! Mimi … C'est Mme S*** qui parla ainsi, une prostituée notoire, un brin de jalousie dans la voix, à l’adresse d’une petite chatte qui venait juste de se faire sabler apparemment pour la première fois dans sa vie, une débutante donc, une pucelle, une heure durant par les chats du secteur, tous les chats du secteur je veux dire, Griba en tête. A vrai dire, pour mon grand désespoir, je n’ai pu voir Mimi à l’œuvre dès le début de son exploit - c’en est vraiment un, à en croire les spécialistes alors présents dont, entre autres, Mme S***. Et je regrette car c’aurait pu m’intéresser au
Babel Bar 2007-11-06 18:36:41 Mais qu’est-ce qu’ils ont tous à formuler le fond de leurs pensées, quand elles sont à rebrousse-poil, dans une langue étrangère. Craignent-il d’offenser les totems de la tribu et ses idoles ? la résonance vaginale ? ses bien-pensants, Peut-être … je ne parle pas de l’occurrence « chou de Bruxelles », accouchée telle quelle, dans un texte très british, et mettons « Les Versets sataniques », par exemple, au tout début et l’œuvre parce que, paraît-il, dès qu’il s’agit de ce chou-là, l’on ne pourrait le rendre, dans quelque langue qu’on écrit, autrement qu’en français…Je ne parle pas là de cette occurrence, somme toute technique, même si sur le coup l’écrivain est devenu l’homme à abattre pour les uns et un chou pour les autres. Dès lors Read more:Babel
The End 2007-11-01 19:27:52 Il allait même jusqu'à affirmer, avec une violence croissante, qu'un talent intègre, dans une époque comme la nôtre, dont les racines mêmes sont pourries, a le devoir de s'abstenir. Mais il y avait un point où il se trahissait : alors même que des affirmations aussi catégoriques sortaient de sa bouche, on entendait de plus en plus fréquemment sortir de sa chambre des echos de Wagner [...] Lorsqu'il lâchait la plume ou le crayon, qu'il venait de prendre en main, c'était maintenant comme un sublime sacrifice.ROBERT MUSIL
SURVIVRE... 2006-01-24 02:43:42 Nous estimons fort important qu’une personne soit de droite ou de gauche, de tempérament libéral ou conservateur, apôtre de la libre entreprise ou du socialisme. Nous ne voyons pas que, très souvent, nécessité fait loi, enjoignant à chacun d’agir de la même façon- ou à quiconque s’inquiète de survivre. John Kenneth GALBRAITH. Le Temps des Incertitudes. -Taxi !L' homme, barbu, freina net. Je montai et lui indiquai ma Destination. Si, sur le coup, m’avait-on demandé pourquoi avoir tant appuyé sur l’amorce du mot « destination », prononcé en majuscule, à supposer que la chose était possible , de rendre donc les lettrines ainsi oralement, je ne saurais quoi dire, mais maintenant que j’y pense, ce devait être l’assurance avec laquelle l'
9UIDER, UN ANABAPTISTE DE CHEZ NOUS 2006-01-13 09:22:43 Le poison, c’est l’apparition goutte à goutte de nouvelles conceptions en morale, en art, en politique dans le sein de la famille, les journaux, les livres et les relations sociales. Robert MUSIL -Sans être chrétiens, nous autres Marocains, nous sommes d’authentiques anabaptistes ! Disait l’homme, un sexagénaire au blanc-bec qui voulait lui apprendre comment un bon musulman se doit de faire pour accomplir sa prière : la paume de la main droite sur le revers de la main gauche, orteil contre orteil, en rangées serrées pour ne laisser au Satan le loisir de se mettre entre eux, ainsi qu’il le réclamait je ne sais plus quel cheikh sur une K7… Sauf qu’aux yeux du vieux, il y avait dans la façon de faire du jeune homme quelque chose de désobligeant, de tr
Deux mondes différents ... 2005-12-07 07:08:43 Le vieil homme, le pas mou, dut écraser quelque chose sur son passage, une queue laissée à l’abandon sur le couloir par son propriétaire, un chien d’agrément qui répondait au nom de Goupio. Ce devait être aussi un de ces chiens qu’on dit savants pour avoir ainsi dominé sa douleur, fait preuve de sang-froid, de dolorisme et même de philosophie, en se ressaisissant avec un air muet, à peine désabusé, là où un Marocain moyen en serait venu aux gros mots, Tout bonnement : Makatchoufch al 7ayawanne (1) ! L’homme ne s’en était même pas aperçu. C’est pourquoi, présumèrent tous les habitués du coin, continua-t-il sur sa lancée, droit sur la table au fond du café, où trois autres vieux l’attentaient déjà, chacun à la main un verre de thé à la menthe. Tou
L'An I 2005-12-07 06:46:18 Automobiles shot out of deep, narrow streets in the shadows of bright squares. Dark clusters of pedestrians formed cloudlike strings. Where more powerful lines of speed cut across their casual haste they clotted up, then trickled on faster and, after a few oscillations, resumed their steady rhythm. Robert Musil V u depuis mon comptoir, le monde est triste, son spectacle est désolant, lugubre … qu’à ce constat me vienne à l’esprit l’idée, saugrenue, que j’en suis redevable devant l’Eternel, personnellement, de cet état du monde donc, pour m’avoir laissé accouder de la sorte, mollement il faut dire, au comptoir dans une posture qui ne peut qu’en attirer, de ces idées suspectes. Au lieu de me ressaisir, de mettre un peu de dignité dans ma façon d’êt
Le Chat Noir 7 2005-11-19 16:17:36 Incrédule était mon voisin qui se rassit à côté de moi, déposa le petit chat sur la table et me pria d’en juger par moi-même. A cet effet, il lui écarta la queue, en la tirant par le haut, de façon à ce que l’animal, son arrière-train dûment inspecté de plus près, avec ses deux joyaux de la princesse tombants, n’eût prêté le flanc à aucune ambiguïté quant à son identité sexuelle. Un chat. Bien sûr que je savais qu’il en était un, de robe noire, de sexe masculin ; je le savais et de visu s’il vous plaît ! pour lui avoir tenu du bagout un moment et d’après le timbre de sa voix, il ne pouvait être qu’un chat. Pour être agréable à l’homme, j’en étais même venu à dire tout le bien que je pensais des félins en général et du spécimen alors
Le Chat Noir 6 2005-11-17 14:55:18 Aussi, ne m’étais-je jamais senti en forme pour vivre dans un grand ensemble, surtout en co-propriété. Cette psychorigidité n’était point mon seul apanage, mais généralisable à toutes les gens qui y vivaient au même titre que moi : des montagnards et des campagnards dans leur majorité. Ceux-ci, en reconnaissance de leurs hauts faits d’arme pendant la guerre de libération, s’étaient vus gratifiés par l’Etat de logements subventionnés et d’autres agréments encore. Après tout, Semblait dire le Léviathan, ces gens là avaient pris le maquis quand les autres faisaient du business avec l’Occupant. Le fait est que, un demi-siècle après l’indépendance, certains en sont encore à courir après ces agréments dont un particulièrement, un musicien très connu sur
Le Chat Noir 5 2005-11-14 17:07:56 Pourtant, je ne m’étais jamais dit que le voisin d’au-dessus était mon ennemi, ou qu’il le serait un de ces jours, quand bien même tout, dans sa façon d’être, m’y poussait. Et d’abord cette façon qu’il avait en propre, à afficher sa foi dans les crasseux couloirs de l’immeuble et par extension sur la place publique, toute aussi crasseuse. J’avais toujours gardé avec lui un rapport pour ainsi dire strictement juridique, ne me permettant aucune liberté avec lui, une conduite qu’il me rendait de son côté si bien que, las de devoir tout le temps nourrir le même sentiment l’un à l’égard de l’autre, nous en étions venus tous les deux à nous ignorer souverainement. Quand nous nous étions croisés le regard la première fois au couloir, je m’en souviens
Le Chat Noir (4/4) 2005-11-08 05:49:50 Sa vodka finie et intégrée, exactement comme c'était de coutume chez les Goupoviens (1) du temps de Staline (c’était l’expression qu’il s’était choisie lui-même pour se donner une certaine consistance historique), Il me dévoila enfin l’objet de sa visite : me raccommoder avec mon voisin d’en haut. Du coup, j’eus présents en mon esprit, les contes des Monts Zbarbars, où le Diable, me racontait ma mémé les nuits d’été, n’osait jamais appeler Dieu nommément ; cela l’anéantirait disait-elle et m’intimait d’y déceler le signe diabolique qui ne trompe jamais. Fut-ce à cause de cela que je pris littéralement son expression ? Au risque d’encourir le ridicule devant le petit félin, moi qui me targuais tant devant la Tribu d’être un produit universi
Le Chat Noir (3/4) 2005-11-06 06:57:52 Cela ne faisait aucun doute : c’était le Diable. Je puis en juger d’après sa façon de boire. Elle tenait plus du rituel que d’une quelconque soif à étancher. Humanoïde, je l’aurais volontiers pris pour la légende vivante du Six-Bottle Man. L’homme qui, disait-on au Club des Mohocks, pouvait faire « cul sec » d’autant de bouteilles qu’un convive lui eut offertes, d’un seul trait donc. Il me confia plus tard, qu’il trouvait ma comparaison malheureuse parce qu’il faisait un point d’honneur à ne boire que tranché du monde vivant, seul, et ajouta-t-il, tant qu’à étiqueter, il se serait laissé confondre avec l’un de ces combattants d’antan, condamnés à vivre isolés pour garder la fissure de leur cuirassier secrète. Un einheriar dut-il préciser. Un m
Le Chat Noir (2/4) 2005-11-02 18:32:49 Je ne sais si je puis dire qu’une fois dans la bibliothèque, le « le Maître et Marguerite » entre les mains, je me rendis compte qu’il n’avait jamais été parmi mes acquisitions. L’y aurait-il placé en mon absence ?et pour quel dessein ? je m’en remis alors à la note de lecture sur la couverture du roman et ne pus rien comprendre qui fût de nature à me donner une idée en rapport avec ce qui m’arrivait. Je pris la bouteille et enjambai les marches de l’escalier, deux à deux, la puce à l’oreille, bien déterminé d’en découdre avec le petit félin. -Ah ! de la vodka blanche traditionnelle ! Me lança-t-il. Sans la Bible et cette sacrée liqueur, le goulag n’aurait en rien profité à la littérature que nous lisons de nos jours, grande et sublime. N’e
Le Chat Noir (1/4) 2005-11-02 18:29:16 Tôt ce matin, en m’installant là-haut sur la terrasse de l’immeuble, je croyais bien faire, moi le diabétique : manger mon petit déjeuner en mon âme et conscience, sans que l’on vienne me faire la morale, m’aviser du châtiment que j’encours au jour du Jugement dernier... J’allais m’y attaquer donc quand un chat noir, d’un bond, atterrit sur la chaise restée libre à ma gauche. Je le regardais un moment puis, estimant qu’il en était après mon lait (le pauvre était tellement maigre), lui offrit quelques lapées dans une assiette et du regard, lui intimai d’y aller mais paternellement, heureux d’avoir enfin le convive que j’avais tant attendu. Il faut dire que j’ai toujours été bien disposé à l’égard des petits félins et ne m'étais jamais permis
Argent vs Sens 2005-10-31 19:39:49 I educated myself out of a job (1), disait un jeune américain à son compatriote, un écrivain dont je ne me rappelle malheureusement plus le nom. Le jeunot, un étudiant à l’universitaire, jugea sage en ces temps d’incertitude de mettre de côté ses études et de se reconvertir dans la mécanique automobile alors un secteur porteur et qui, croyait-il, le tirerait à bon compte de l’embarras alors pesant le monde entier(2). La même impasse, quelques années plus tard, rappelait à Robert Musil un propos de Hölderlin comme quoi il n’y aurait plus en Allemagne que des métiers, et pas un seul homme. Quand on lit les Lettres de l’auteur de l’Homme sans Qualités, l’on comprend aisément pourquoi cette réflexion ; ces dernières étant consacrées au dire même de son tradu Read more:Argent
Profession de foi (Ibn arabi) 2005-10-29 17:41:34 لقد كنتُ قبل اليوم أنكر صاحبى/// إذا لم يكن دينى إلى دينه دانى وقد صار قلبى قابلاً كل صورة/// فمرعى لغزلان وبيـت لأوثان وديـر لرهبان وكعبة طائـف /// وألواح تـوراة ومصحف قرآن أديـن بدين الحـبّ أنىّ توجهت /// ركائبه فالحب ديـنى وإيمانى أبن عربى
Double Postulation 2 2005-10-27 19:37:28 "Ils n'ont pas la foi, ils n'ont que des habitudes d'église" FlaubertNon. Je ne jeune pas et je m'explique :Non pas qu’Iblis m’en ait tiré la promesse ou que la faim et la soif ne cadrent pas avec ma grille fondamentale. Rien de tout cela messieurs ; juste que je suis diabétique et qu’à chaque année, le Ramadan venu, je m’en remets à mon toubib comme d’autres à leur Dieu. Le mien de toubib me signe un papier sans lequel je ne saurais mâcher de chewing-gum sur la place publique, comme à mon habitude l’année durant. Faut vous avouer que je suis un grand mâcheur de chewing-gum devant l’Eternel. Mais la smala ne voit pas le papier d’un bon œil et disait le monsieur débonnaire, qu’il a les mêmes habitudes que moi au club des Mohocks et que s’il me signe le pa
Double Postulation 2005-10-26 20:59:50 Qui d’entre nous, piétons malheureux, n’a été arrosé, au moins une fois dans sa vie, de ces eaux usées qu’une ménagère dut déverser sur lui par inadvertance ou parce qu’à la construction de l’immeuble, l’entrepreneur avait jugé tout à fait superfétatoire d'équiper la bâtisse correctement, avec canalisation conséquente. Des frais inutiles donc mais , une fois l'immeuble investi de Macorains, la ménagère s'en trouve acculée au mur, sans aucune autre alternative sinon d'y aller, en bonne Macoraine donc, le seau plein d'eau usée à la main et gare aux eaux usées! Qu’un piéton philosophe fasse les frais de cette canalisation défaillante voilà qui lui intimera tout au plus une réflexion, faisant du fâcheux incident un fait culturel chez nous, généra
Le Cocu Magnifique 20/20 2005-10-25 19:54:33 La nuit, j’en rêvais. Toutes les nuits. La dernière me donna à voir que j’étais quelque part en Chine, dans le Palais d’Eté de Pékin, assis sur le Trône, la posture souveraine, la main droite sur le pommeau de mon glaive… mon chambellan vint vers moi, m’annonça le plus sereinement du monde que mon empire était en proie aux émeutes, que les peuples jusque-là résignés s’étaient insurgés contre mon autorité et que la Muraille que je venais de bâtir venait de s’écrouler et pour finir ajouta ceci : Il suffit que vous vous teniez, Empereur, droit, ainsi que vous êtres présentement,sur votre Trône pour que l’ordre règne dans ce monde! Je me réveillai sur le coup, même si j’étais à l’époque de ceux qui disaient qu’un songe, fût-il d’été,
Le Cocu Magnifique 19/20 2005-10-24 19:54:31 Force m’est de constater, après 20 ans de vie commune avec Aïcha, qu’on n’est jamais cocufié de la même façon. Au mieux, on l’est par son voisin de pallier, au pire par un certain Amr Khalid, l’homme qui aura cocufié le plus grand nombre d’hommes de ce monde. C’est à lui que je dois personnellement le fait de porter des cornes à l’heure qu’il est. En assénant un coup de canif dans le contrat, Aïcha n’aurait fait que succomber non pas à l’argumentaire de l’homme, mais juste au trémolo de sa voix , quand bien même son style ne tient ni du crooner, ni du chanteur de charme. Il y arrivait pourtant sans se donner trop de peine. Il lui suffisait pour cela de s’en tenir à l’anecdotique, en relatant le premier pan de notre histoire de musulmans. Les perso
Le Cocu Magnifique 18/20 2005-10-23 19:21:28 Ainsi que pour Isaac B. singer qui, écrasé par l’usage intempestif de l’anglais, disait aller chercher au fond de la cuisine une certaine épaisseur des mots, en écoutant sa mère papoter avec sa grand-mère en yiddish, sa langue maternelle… Il en était de même pour moi, avec Saadia, encore que je ne cherchais dans nos discussions aucune résonance vaginale, aucune profondeur aux mots, juste le plaisir d’en échanger avec elle, de ces mots de tous les jours, fussent-ils creux et oiseux. -Merci ! lui dis-je quand elle me tendit un plat rempli de morceaux de salami, disposés en amuse-gueules, les uns ronds, les autres en forme de croissant, d’autres encore sous les formes les plus répandues de la confiserie marocaine. Cela, me dit-elle plus tard, les rendras moins im
Le Cocu Magnifique 17/20 2005-10-22 20:46:05 Elle voulait qu’on s’attardât un moment sur l’impossibilité qu’il y a à être gentleman dans notre contexte culturel, reconnaissable depuis ibn Khaldoun par le couscous et le burnous. A ta place, me dit-elle, je n’y irais avec la métaphore du préservatif et du rendez-vous littéraire. Pas plus qu’en veine de judaïcité, l’on ne saurait montrer sa chose sur la place de Jamaa Lefna pour prouver aux gens qu’on est au nombre du Peuple Elu. Cela pourrait faire, à l’occasion, judaïque, mais pas forcément, pas plus qu’un de tes tête-à-tête littéraires ne saurait faire de toi un gentleman du seul fait d’y avoir pris plaisir sans le préservatif. Une métaphore, cela ne se nourrit pas seulement de l’analogie, mais de l’air du temps aussi. -L’air du te
Le Cocu Magnifique 16/20 2005-10-21 19:05:09 -Désespérément gentleman ! … cracha encore une fois Saadia, toujours dans la cuisine. Furieux, je me levai et emportai avec moi dans ma furie la lourde chaise pour, eus-je laissé croire, le lui casser sur la tête. Mais une fois dans la cuisine, j’eus droit à l’une de ces fantasmagories dont je devais m’accommoder par la suite mais qui, sur le coup m’apaisa: Saadia attablée, seule avec exactement le même menu que nous, Aïcha et moi, juste qu’il manquait à la scène une ou deux rondelles de salami pour que c’en soit la réplique parfaite. La situation avait tout pour tenir d’un sitcom ubuesque où l’on est droit à tous les revirements imaginables, les plus cocasses comme les plus surréelles. Une fantasmagorie ! rien à dire et j’aime. -On ne brutalise pa
Le Cocu Magnifique 15/20 2005-10-20 20:16:40 Le matin d’après à 6 heures, Saadia m’arracha à mon sommeil d’un jet d’eau qu’elle s’administra si bruyamment … j’ouvrai l’œil, les pupilles toutes dilatées et regardai la petite effrontée, nue à se savonner le corps, les gestes allusifs et le regard on ne peut plus bovin. Elle s’enroba dans le peignoir en soie de Aïcha et vint vers moi le pas félin. Elle me frôla la couenne du pan de son peignoir et me donna à voir son être jusqu’au dans sa plus simple expression, ainsi que j’avais lu dans les Possédés, « La bête sortit ses griffes ». le temps de m’asseoir, de me mettre les lunettes sur le nez pour réaliser ce qui m’arrivait, maladroitement car je n’ai pu m’y prendre avec qu’en deux temps, ayant de ces nez en bec d’aigle, que déjà
Le Cocu Magnifique 14/20 2005-10-19 19:38:00 A vrai dire, on eût pu rire de tout cela, mais pas Hamza. Il devait lui aussi avec survécu à pareille épreuve. « ne te confonds pas en explications, cela ne fera que raviver le sentiment de ton impuissance… des scènes de ménage comme celle là on en eût compté une myriade depuis le temps, qu’avant toute rupture, tout divorce il s’en passe de ces petites explications entre hommes et femmes, mais au lieu d’aller jusqu’au bout dans l’explication, on préfère y couper court chez l’avocat » Tiens ! » me dit-il en me fourrant le matelas entre les bras après l’avoir ramassé et épousseté un bon coup, ainsi qu’une maman avec le nounours de son enfant dont elle ne sait encore qu’une seule vérité : qu’il est incapable de se tenir tranquille seul, la nui